Ils ne voient pas qu’on eset jeunes aussi, 2024, édité par La Maison François Méchain, résidence d’artistes.

Ces textes sont issus de paroles de femmes, recueillies avant de réaliser leurs portraits ainsi que des photographies de leurs intérieurs.

J’ai choisi de ne pas insérer les portraits dans ce recueil, afin de laisser à chacun·e la possibilité de s’approprier les textes, comme une parole universelle, sans essayer de les associer à des visages.

Ces textes sont la plupart du temps le fruit d’une « première rencontre ».

Souvent celle où l’on tente de dire l’essentiel de soi.

Au fil des rencontres avec ces femmes, ce qu’a dit l’une fait écho à ce qu’a dit l’autre, je les invite alors à m’en dire davantage sur tel ou tel sujet…

Nous passons de l’écoute seule à la conversation.

Dans ce recueil, les phrases sont dans un désordre volontaire, anonymes. Rien ne distingue la voix de l’une de celle de l’autre.

Elles sont rassemblées en une seule et même parole. Ce choix peut parfois susciter un semblant de confusion, une incohérence, à laquelle on s’habituera, je le pense, au fil des pages. Ce travail s’inscrit dans le cadre d’une résidence à La maison François Méchain, qui s’est déroulée sur six semaines en 2024.

Il fait partie d’une recherche artistique intitulée « Femmes – Drames » regroupant également des photographies prises il y a plus de vingt ans et

des textes personnels.

Au sujet des photographies :

Le décor floral, pastel, velouté, agrémenté de tissus… venait poser de la douceur sur les paroles franches, brutes et parfois implacables.

Tous ces bibelots, ces petites fleurs, et autres objets d’ornementation semblaient alors revêtir un autre sens que celui de la seule décoration.

Ils ne voient pas qu’on est jeunes aussi est disponible à la librairie Préférences, vous pouvez aussi me contacter par mail pour le commander.